24.11.11

Google est un raciste

En anagrame, k'arife djusse a timpe


15.11.11

le problème:
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20111115_00076680

la faute à Rome ?
(extraits)
"Depuis le deuxième concile du Vatican, le Saint-Siège a adopté un principe mondial : faire coïncider pour autant que possible les limites des diocèses avec celles des provinces civiles. Ceci évite tout un ensemble de difficultés administratives inutiles (… ). Ce principe est appliqué au nouveau diocèse que le Saint-Siège crée"

QUE FAIRE ?
Innocent Citron vous suggère d'envoyer à une des rares adresses mail vers le vatican pccs@vatican.va un texte du style ci dessous :

Votre Sainteté peut elle veiller à ce que le Saint Siège se conforme à ses traditions et son engagement envers l'Etat Belge en 1967 selon lesquels
"Depuis le deuxième concile du Vatican, le Saint-Siège a adopté un principe mondial : faire coïncider pour autant que possible les limites des diocèses avec celles des provinces civiles. Ceci évite tout un ensemble de difficultés administratives inutiles (… ). Ce principe est appliqué au nouveau diocèse que le Saint-Siège crée "

Votre Sainteté éviterait de cette manière d'aviver encore les querelles incessantes entre ses ouailles du nord et celles du sud de la Belgique.

Notre très chère mère la Sainte Eglise a en effet souvent pu constater dans son histoire que de vives divergences politiques se saisissent de divergences religieuses - fussent elles minimes - pour provoquer l'apparition d'un schisme.

Votre Sainteté ne voudra pas collaborer avec les forces du mal qui provoqueraient un éclatement de la Belgique à l'instar de celui
qui arriva très vite après que ce pays fut rattaché à des provinces hollandaises protestantes.


29.10.11

Communiqué du rassemblement wallon 26 Octobre

Convergences wallonnes ? Enfin ?

Le Rassemblement Wallon se réjouit d’apprendre la création par quatre députés wallons d’un « Groupe pour les convergences wallonnes ».

Il salue le courage Christophe Collignon (PS), Jean-Luc Crucke (MR), Dimitri Fourny (cdH) et Bernard Wesphael (Ecolo) qui osent ainsi s'écarter de la ligne institutionnelle commune à leurs partis respectifs.

Le Rassemblement Wallon, depuis « W+ » est partisan de faire triompher le fait régional en réorganisant la Belgique - tant qu’elle existe - sur base de quatre régions égales en droits, maitresses de leur culture et leur enseignement. En particulier par la suppression de la « Communauté française de Belgique » nouvellement et curieusement désignée « Fédération Wallonie-Bruxelles ».

Le Rassemblement Wallon espère que le souhait émis par les auteurs de cette initiative de voir d’autres parlementaires les rejoindre se réalisera. La Wallonie a besoin de plus que de simples convergences sur son avenir institutionnel. Elle attend un véritable projet partagé.

Claude Thayse

Président du Rassemblement Wallon


Publier le message

RITNEZ BéN LI NO DA CES 4 POLITIKIS LA


  • Christophe Collignon (PS),
  • Jean-Luc Crucke (MR),
  • Dimitri Fourny (cdH)
  • eyet Bernard Wesphael (Ecolo)


I Z'ONT COMPRIND LES PRUMIS QUI LEU "GRAND PARTI" DJOUWE AVEU LEUS C... EYET AVEU LES NOSSES !

25.10.11

Communiqué du rassemblement Wallon

Solidarité dites-vous ?

Le Rassemblement Wallon appelle le monde politique et syndical à une prise de conscience. Faut-il continuer à croire en l’altruisme des autres ?

Cockerill-Sambre a été vendu à Usinor qui a fusionné avec Arcelor, lequel a été racheté par Mittal. Pour le rachat d’Electrabel par Suez, la réalité est qu’aujourd’hui Electrabel nous a échappé. Dans l'affaire Fortis, la convention signée avec les Pays-Bas, qui prévoyait que ceux-ci participent à la recapitalisation de Fortis à hauteur de 4 milliards d’euros, ce qu’ils n’ont jamais fait. Le gouvernement fédéral n’a pas été capable de faire respecter les engagements pris par les autres partenaires..

Plus récemment, lors de l’annonce de la fermeture de la ligne à chaud liégeoise de Arcelor-Mittal, le gouvernement régional wallon a tout simplement avoué « qu'il n'avait rien vu venir » révélant ainsi son incompétence.

Le monde financier est sans pitié ni états d’âme, on le sait. Mais ce monde est-il le seul ?

Le Rassemblement Wallon rappelle qu’un accord Mittal-syndicat a pu être trouvé pour le site de Gand. Rudi Van de Walle (ACV Metea) et Rony Schatteman (FGTB Métal) « ne pensent pas que la fermeture de la ligne à chaud liégeoise aura des conséquences pour l’usine gantoise »

Sous réserve de confirmation, on a appris que les syndicats flamands s'opposent à la construction d'un centre de conditionnement de la viande de Colruyt sur le site de Leuze-en- Hainaut.. Leur argument : la perte d'emploi… Voire…

En réalité, il s'agit là de la volonté des syndicats flamands de ne pas permettre à une entreprise flamande de se développer sur le territoire wallon et d'y apporter investissements et possibilité d'emploi. Et vu sous cet angle, ce qui fut tout d'abord étiqueté comme indifférence des syndicats flamands lors de l'affaire Arcelor Mittal prend un tout autre éclairage. Rien ne sera fait par les syndicats flamands pour épauler les ouvriers wallons. Voilà un nouveau et bel exemple de la solidarité syndicale « à la flamande ». Quand donc les dirigeants syndicaux wallons en tiendront-ils compte ?

Le Rassemblement Wallon les invite à suivre l’exemple d’André Renard qui a su conjuguer le meilleur du nationalisme et du progressisme. L’avenir des Wallons est à ce prix.

-----------------------

Contact :

presse@rassemblementwallon.be

14.9.11

Le flou savamment entretenu par les partis flamands autour du sens réel des revendications déposées sur la table – tout comme les doubles discours tenus devant les médias des deux communautés linguistiques – procède d'une stratégie trop subtile pour ne pas être concertée.
Les partis traditionnels parlant assez volontiers – « jésuitiquement », dirais-je – d'autonomie, ils sont ainsi considérés par nos beaux esprits en Communauté française comme des gens avec qui on peut discuter, mais malheureusement sous influence de dangereux extrémistes.
Ces autres partis considérés comme extrémistes, la N-VA par exemple, « ceux par qui tous les malheurs arrivent », sont pourtant les seuls à tenir un langage clair. Notons au passage que les défenseurs de « la Belgique de papa » leur donnent vraiment beaucoup d'importance en disant d'eux « qu'ils mènent le bal » et que les partis traditionnels suivent. Difficile d'imaginer Bart De Wever en joueur de flûte
Plutôt que de les diaboliser, il faudrait plutôt bien écouter tout ce que dit le président de la N-VA.
Son raisonnement sur l'indépendance de la Flandre est rationnel et il est par ailleurs très conscient du fait qu'une Flandre indépendante devra respecter les traités internationaux en matière de minorités et qu'il est dans l'intérêt du nouvel État que son principal partenaire commercial actuel – la Wallonie – aille beaucoup mieux. A la différence des Leterme ou autres Van Rompuy et Anciaux, vous ne l'entendrez peu (pas ?) être humiliant à l'égard des Wallons et autres Bruxellois francophones (dur certes, mais pas humiliant).
Une fois qu'on se rend compte que le fond du message – indépendance versus autonomie – n'a que faire du choix des mots, ...

Pourquoi le projet d'indépendance pourtant clairement affiché n'est pas considéré comme urgent.
Il y a deux raisons.
La première est de type économique.
La Flandre n'est pas encore tout à fait prête. C'est l'objet d'un certain nombre de propositions à portée économique qui sont sur la table des négociations. Vulgairement parlant, « il y a encore de l'argent à prendre ». Le Club de la Warande qui regroupe les milieux économiques ne dit rien d'autre.
La seconde est d'ordre plus institutionnelle.
La revendication de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal Vilvorde (BHV) entre bel et bien dans la logique d'indépendance. La marche irrésistible de la Nation flamande suppose la fixation de frontières d'État : tel en est le sens. La dissolution de la Yougoslavie a en effet consacré en Europe le principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent, en cas de sécession, le caractère de frontières d'État protégées par le droit international. Les États européens sont liés par ce principe qui maintiendrait les communes à facilités dans la Flandre indépendante. Les effets d'une scission seraient irréversibles. Encore faudrait-il que ces limites administratives soient établies de manière univoque et définitive. Or, tant que la scission de BHV n'est pas consommée, ce n'est pas le cas. Ses limites chevauchent et contredisent celles des régions linguistiques et des États fédérés de Flandre et de Bruxelles. Elles sont une indication claire de l'opposition persistante d'une des parties à la limitation de Bruxelles aux 19 communes.
L'indépendance flamande étant écrite dans les astres, les négociateurs francophones ont raison de refuser de discuter de cette scission.
C'est le seul atout qu'il serait stupide de galvauder dans le dernier quart d'heure. En cédant sur ce point (ça a failli être le cas lors des négociations précédentes), c'est sacrifier le moyen et le long terme, en particulier la continuité territoriale entre la Wallonie et Bruxelles et leur avenir commun, à des satisfactions immédiates mais illusoires, comme le refinancement éventuel de la Région ou l'allégement partiel, hypothétique et transitoire des contraintes linguistiques. C'est consacrer l'objectif essentiel de la Nation flamande en devenir : la reconnaissance de frontières fermes et définitives. C'est sacrifier définitivement les habitants francophones.
Que faire alors ? Rien ! Ou plutôt préparer la suite.
N'être demandeurs de rien, c'est bien la meilleure manière d'obliger les Flamands à sortir du bois. À dévoiler leur jeu. À prendre leurs responsabilités tout en sachant qu'une déclaration unilatérale d'indépendance dans les conditions actuelles provoquerait une réaction des pays voisins membres de l'Union européenne. Réaction qui se traduirait inévitablement par l'exigence d'un referendum sous contrôle international dans les territoires contestés dans un premier temps. Voilà pourquoi, dans les discours, les projets d'indépendance flamande sont minimisés ou mis provisoirement sous le boisseau. Mais nous ne perdons rien pour attendre.
De plus en plus de citoyens parlent maintenant ouvertement de divorce.
Ils ont raison, le divorce, d'accord, mais pour quoi faire ensuite ? Telle est la question qu'il faut maintenant poser aux habitants de langue française de ce presqu'ex-pays. Moi, j'ai choisi !
Claude Thayse, maître de conférences à l'ULB
dans "Carte Blanche" du quotidien Le Soir
(la mise en page et les grasses sont d'Innocent Citron)
En résumé:
La scission de la Belgique procède d'un plan établi de longue date, elle est inéluctable.
La scission de BHV préparera les frontières des deux futurs états.
Les Bruxellois ne sont pas demandeurs de la première - mais quand elle arrivera ils tiennent à ce que ces frontières ne soient pas ce qu'elles sont maintenant.
Et tant que BHV ne sera pas scindé, les frontières d'Etat ont de bonnes chances d'être fixées par un recensement.


12.2.11

Tcharlerwè est en ruines ?

Après l'émission de TV qui montre quelques sites industriels ruinés de Charleroi, comparez avec ces scènes de Detroit (Michigan)

9.2.11

El majorité des Belges est pou ki li Beldjike continuwe a vikî ...

c'est çu ki dijhnènt, les politikîs efants da èn politiki, ki sont nostalgikes da li beldjike da Papa.

Is n'ont nén tôrt, c'est ene majorité di bèdos ...

6.2.11

Lettre ouverte du GEWIF à SM Albert II

Sire,

L’un des pionniers de la réforme de l’Etat belge dans le sens fédéral fut, sans conteste, François Perin. En tant que ministre de la Réforme des Institutions, il œuvra, avec son collègue néerlandophone, Robert Vandekerckhove, à la mise sur pied de ce que l’on appela la régionalisation préparatoire.

Au lendemain de l’échec des accords « Egmont-Stuyvenberg », en 1978, il multiplia les contacts pour tenter d’aboutir à un projet institutionnel commun aux libéraux francophones et flamands. Mais constatant la surenchère ultra-flamingante à laquelle le PVV se livrait, il jugea opportun, le 26 mars 1980, de remettre sa démission de sénateur : Après avoir entendu toutes les déclarations qui ont été faites ces derniers temps et particulièrement au cours du présent débat, après avoir vu, échec après échec, tous les événements de ces dernières années, je ne parviens plus, en conscience, à croire en l’avenir de notre Etat. Il est difficile de rester parlementaire d’un Etat auquel on ne croit plus et dont le système politique paraît absurde, et représentant d’une nation – selon les termes de la Constitution – qui n’existe plus.

En 1912, Jules Destrée avait dit à votre aïeul Albert Ier la grande et horrifiante vérité : Il n’y a pas de Belges. François Perin, lui, décida de reprendre, en solitaire, le chemin difficile des vérités insupportables. Ce qu’il écrivit dans le journal « La Meuse », le 28 avril 1981, prend toute sa signification à la lumière des événements actuels : Les Wallons ont beau prouver par les récents sondages du « Soir » jumelé au «Standaard » qu’ils sont avant tout Belges et même en majorité « unitaires » ; qu’importe puisque la majorité des Flamands n’ont aucune envie d’en être solidaires ! Cela fait des années que je pressens ce qui va arriver : les Wallons et les Bruxellois vont se retrouver assez bêtement belges tout seuls. Après d’éventuelles élections qui n’auront qu’exacerbé le malaise dû à une crise financière et économique insoluble, le malheureux chef de l’Etat se mettra à courir après un gouvernement introuvable : la Belgique peut disparaître par « implosion ».

Et François Perin de poursuivre : Qu’est-ce qui empêcherait les Flamands de proclamer unilatéralement leur indépendance et d’affirmer leur nation ? Ils ont créé tous les instruments de leur future légitimité. (...) Les Wallons ont beau se proclamer belges. Quel est celui d’entre eux qui se battrait (au sens propre : en participant à une guerre civile) pour rétablir la Belgique contre la volonté des Flamands ? Poser la question, c’est la résoudre.

On peut évidemment pratiquer la méthode Coué et se persuader que la Belgique parviendra à sortir de cette crise existentielle à laquelle est elle confrontée depuis les élections législatives du 10 juin 2007.

Mais le fait de clamer que Belgium is a fascinating country et que l’on va y arriver – pour reprendre les propos d’Elio Di Rupo, le président du PS –, ne résiste malheureusement pas à la force de l’évidence : vous vous êtes vu contraint, Sire, le 17 juin 2010, de confier une mission d’information à un homme résolument républicain, dont l’objectif avoué est de convertir la Flandre en un Etat indépendant.

La Belgique a dû ensuite assumer la présidence de l’Union européenne avec un gouvernement démissionnaire, en affaires courantes – ce qui, pour un Etat qui fut parmi les pionniers de la construction européenne et dont la capitale abrite le siège des institutions européennes, n’est certes pas le meilleur gage de crédibilité.

Et si, comme François Perin le pressentait, la formation d’un nouveau gouvernement s’avérait tout bonnement impossible? Car à l’heure où nous écrivons ces lignes, la fracture entre le Nord et le Sud reste totale en ce qui concerne la manière de régler le dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde et de concevoir une « grande » réforme de l’Etat.

Avec la victoire triomphale qu’elle a remportée aux élections législatives du 13 juin dernier, la N-VA n’a nul intérêt à s’exposer aux compromissions. Bart De Wever n’a pas oublié comment le Premier ministre Léo Tindemans s’est empressé de torpiller le Pacte d’Egmont en 1978, après que la Volksunie se fût engagée loyalement sur la voie de la concession.

Sire,

Jean Rey, qui fut l’un des artisans de l’unification européenne, avait bien saisi la réalité belge. Ne confiait-il pas, à l’hebdomadaire « Pourquoi Pas ? », le 25 avril 1947 : Partout, quand un Etat unitaire est travaillé par un mouvement nationaliste, il est impossible qu’il ne finisse pas par craquer. Et d’ajouter : La sagesse est de s’en apercevoir à temps.

Car il ne sert à rien de se voiler la face : la Flandre est bel et bien devenue un Etat-Nation. Le terme « nation » figure d’ailleurs expressément dans le projet de Constitution flamande que le cartel CD&V/N-VA a rédigé en 2006.

Aujourd’hui, le courant nationaliste flamand ne s’incarne pas seulement dans la N-VA, il traverse également le Vlaams Belang, la formation Dedecker, le CD&V et même l’Open VLD. Bref, quelque 70 % de l’électorat du Nord du pays.

En continuant à ne jurer que par le fédéralisme – qu’ils qualifient joliment « d’union » ou « de participation » –, les responsables politiques francophones se fourvoient donc. Car un système fédéral ne peut fonctionner dès lors que l’une des entités fédérées est elle-même une nation.

Voilà d’ailleurs plus de onze ans que le Parlement flamand a adopté, à la quasi-unanimité, ces cinq résolutions qui s’inscrivent résolument dans un cadre confédéral et qui constituent toujours la bible institutionnelle au Nord.

Et pour ceux qui s’obstineraient à ne pas vouloir comprendre, Bart De Wever s’est montré on ne peut plus clair dans l’interview qu’il a accordée à « La Libre Belgique », le 22 mai dernier : Le fédéralisme ne marche plus. Notre projet est clairement confédéraliste. La démocratie belge est scindée, on doit aller vers le confédéralisme, c’est-à-dire qu’on doit aller vers deux entités autonomes qui signent entre elles un Traité disant ce qu’elles font encore ensemble. (...) Et pour nous, la scission de la sécurité sociale est absolument nécessaire si on veut conserver une solidarité. (...) Bruxelles doit être cogérée et disposer des compétences d’une ville, pas d’un pays.

Tel est donc l’objectif de l’homme qui a obtenu 785.771 voix de préférence le 13 juin dernier et qui n’entend nullement les galvauder en adoptant, à l’instar d’Yves Leterme, une stratégie inappropriée.

Sire,

L’Histoire a manifestement commis une bévue en 1830 en créant artificiellement, d’un trait de plume diplomatique, le Royaume de Belgique. Comme le dit fort justement le journaliste-chroniqueur français Eric Zemmour, c’était la punition infligée par l’Angleterre à la France.

Le fin diplomate qu’était Charles Maurice de Talleyrand n’avait d’ailleurs pas caché son scepticisme à la princesse de Lieven, en 1832 : Les Belges ?... Ils ne dureront pas. Tenez, ce n’est pas une nation, deux cents protocoles n’en feront jamais une nation, cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir. Et s’adressant à la princesse de Vaudémont : J’interdirai le mot de Belgique à trois générations de Talleyrand, tant j’en suis ennuyé.

Une nation, expliquait Ernest Renan, c’est le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. (…) un plébiscite de tous les jours. Une telle définition s’applique-t-elle vraiment aux relations Flamands-Francophones, marquées par la suspicion, l’agressivité et la chamaille constantes ?

Comme le soulignait fort opportunément Jules Destrée, la caractéristique essentielle du Mouvement flamand est la ténacité : L’œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu’ils apportent à leurs conquêtes.

L’épisode fédéraliste fut l’une des ces étapes pour progresser sur la voie de l’autonomie. Et Jules Destrée de conclure : le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme.

Sire,

Neuf mois après avoir accepté la démission du gouvernement d’Yves Leterme, le blocage s’avère total, sans perspective de solution, et les observateurs s’accordent à reconnaître que de nouvelles élections ne résoudraient rien.

Après avoir tout tenté pour sortir de l’impasse, le moment n’est-il pas venu de constater que la scission du pays est devenue inéluctable et que vous n’êtes plus en mesure d’exercer les prérogatives que vous a confiées la Constitution belge ? Car cette paralysie de l’Etat est en contradiction absolue avec les articles 36 – Le pouvoir législatif fédéral s’exerce collectivement par le Roi, la Chambre des représentants et le Sénat – et 37 – Au Roi appartient le pouvoir exécutif fédéral, tel qu’il est réglé par la Constitution – de la Loi fondamentale. En outre, dans le cas de la concrétisation de la thèse nationaliste, vous vous trouveriez en porte-à-faux avec l’article 91 en vertu duquel vous avez juré de maintenir l’intégrité du territoire.

Sire,

Le 9 mars 1983, l’hebdomadaire « Pourquoi Pas ? » publia un article de François Perin intitulé « Et si les Flamands proclamaient leur indépendance ? ». Cinq jours plus tard, Jean Gol, adressa à son « père spirituel » le petit mot manuscrit suivant : Je suis d’accord à 100 % avec votre article du « Pourquoi Pas ? ». Mais le délai est sans doute un peu plus long ; je ne suis pas fonctionnellement en position d’exprimer publiquement mon accord. J’agis cependant chaque jour pour préparer cette échéance et une réponse francophone de survie digne, raisonnable et dans l’ordre.

Vingt-sept ans plus tard, force est de constater que l’échéance est à nos portes.

Nous n’en sommes heureusement plus à l’époque où, comme l’écrit de manière très réaliste Marguerite Yourcenar dans « L’Oeuvre au noir », les princes s’arrachent les pays comme des ivrognes à la taverne se disputent les plats. Mais le cas de l’ex-Yougoslavie montre que le nationalisme peut engendrer des situations d’une extrême violence.

Tout au long de votre règne, vous vous êtes efforcé, Sire, de faire preuve de la plus grande sagesse. Celle-ci devrait aujourd’hui vous inspirer à prendre la bonne attitude. Celle-là même que vous indiquait, en 2009, José-Alain Fralon, l’ancien correspondant du journal « Le Monde » : (…) l’écrivain Patrick Roegiers (…) souhaiterait vous voir abandonner votre obligation de réserve pour descendre dans l’arène, mettre tout votre prestige en jeu, tenter d’enrayer le mouvement qui est en train de miner votre royaume. (…) Si, au lieu de ce baroud d’honneur qui risque de mal tourner, voire même de friser le ridicule, tant il est peu conforme à la philosophie de vos sujets, vous la jouiez plus finement ? En admettant, comme nous le ferons tous tôt ou tard, que rien ne pourra arrêter la marche de la Flandre vers son indépendance, et en accompagnant celle-ci au lieu de tenter en pure perte de la stopper ?

Quand l’un des conjoints veut partir, il ne sert à rien de vouloir le retenir. Soyez donc, Sire, le juge qui invite le couple à divorcer à l’amiable.

Edgard Baeckeland, Guy Bertrand, Willy Burgeon, Jean-Alexis D’Heur, Paul Durieux, Jules Gheude, Jean-Sébastien Jamart, Jean-Luc Lefèvre, Jean Lerusse, Michel Pieret, Jean-François Renwart

Le 2 février 2011.

[Les caractères gras ne figurent pas dans le texte original sur www.gewif.net]

1.2.11

Encore un raccourci abusif de nos "journalistes"

NON LES FEUX DE JOUR NE SONT PAS OBLIGATOIRES DES CETTE SEMAINE








ILS SERONT SIMPLEMENT INSTALLES SUR LES VOITURES ACHETEES APRES LE SEPT FEVRIER

30.1.11

Lettre ouverte à André Antoine

Monsieur le ministre,

Vous semblez croire que la communautarisation du football va en améliorer la qualité. Et vous le déclarez tout de go à la radio.
Vous prenez comme exemple la régionalisation des aéroports dont je veux bien croire que c'est un succès.

Etes vous naïf ou voulez nous nous tromper en confondant région et communauté ? Surtout quand il s'agit d'une communauté qui arrange surtout les Bruxellois.
  • Les aéroports sont gérés par la région, et pas par la communauté.
  • La communauté française est une vaste fumisterie; son enseignement par exemple est fort critiqué; en comparaison avec les autres enseignements de l'Europe il figure parmi les plus mal notés. Bonne chance au football !
  • La culture wallonne est gérée par une bruxelloise de la Communauté Française - laquelle n'est pas d'origine wallonne mais si j'ai bien compris maghrébine.
  • Pourquoi le million+ de Bruxellois a t il droit au siège de la Communauté Française alors que plus de trois millions de Wallons s'attendraient à ce que le siège soit plutôt en Wallonie ?
Les Bruxellois ne veulent pas s'associer avec des Wallons; pourquoi semblez vous tenir à ce que les Wallons s'associent avec les Bruxellois ?

Il y a trop peu d'emploi en Wallonie et trop d'emploi à Bruxelles : voyez les centaines de km de bouchons quotidiens sur les routes qui conduisent à Bruxelles.
Mettez quelques usines de plus en région Bruxelloise pour fournir des emplois à la main d'oeuvre non spécialisée qui y regorge.
Et déplacez un peu plus d'emploi spécialisé depuis Bruxelles vers la Wallonie afin que les taxes sur le lieu du travail nous rapportent un peu plus dès qu'elles seront instaurées, comme vous le prévoyez sans doute déjà.
Et afin qu'il y ait moins de CO2 généré sur les routes encombrées vers Bruxelles.

Je ne vois pas de cohérence dans les positions du CDH: si le football va être mieux géré quand un footballer francophone aura des droits/avantages différents de ceux d'un footballer néerlandophone pourquoi en va t il différemment des soins de santé, des allocations familiales etc qui selon vous ne peuvent pas devenir communautaires et a fortiori régionalisés.

Et finalement : Accepter le principe d'une communauté française c'est embrayer dans le point de vue flamand qui accorde la primauté à la communauté sur la région.
Vous auriez dû depuis longtemps vider cette vessie de ses pouvoirs au maximum de ce que la constitution vous permet et militer pour la rayer complètement de notre constitution.

Je ne voterai plus pour le CDH si ce genre de point ne figure pas à son programme.
Mais je voterai certainement pour le CDH s'il prend une position de pointe dans la suppression de la CFDB.

Et faute d'une réponse sensée à la présente, je l'expliquerai à tous mes contacts.

24.1.11

On nous écrit ....

Manifestation de Bruxelles : 30.000 manifestants

Sur une base de grosso modo 6+1+3 millions, 30000 persones c'est
  • 0,3% des Belges
  • 1,32 % des Bruxellois
  • 0,35 % des Wallons
  • 0,1 % des Flamands

Ce sont les mêmes pourcentages que ceux de la 1ère manifestation (en 2007, je pense) et bien que cette année la disparition de la Belgique soit imminente,

Ce sont les mêmes 0,3 Belges sur cent qui trouvent utile de manifester pour tenter de la sauver.

Pour la troisième fois les bons Belges nous donnent une idée raisonnable de ce qu'est le sentiment national dans cet Etat, les organisateurs eux-mêmes annoncent la couleur en se servant d'un slogan en anglais.

Les négociateurs "francophones" sont-ils sourds ou idiots? Le Parlement wallon dominé définitivement par la particratie ?

Aucun homme d'Etat wallon et à poigne, aucun media wallon indépendant.

Les Wallons ne vont pas à Bruxelles parce que ce n'est pas leur problème mais se déplaceraient-ils à Namur s'il s'agissait de défendre la Wallonie ? Des apatrides européens ? des dépressifs ? Ils attendent leur de Gaulle ?

17.1.11

Nouvelles de Michel Francard

Louvain la neuve : Cours de littérature Wallonne
On finira peut être par former des profs de Wallon pour l'école primaire ?