22.5.05
Léon et Marguerite dins les fagnes
On bea djoû i s'è vont do costé del barake Michel - dj'a dit on bea djoû, mins i n'esteut nén si bea k'ça, vû ki c'esteut å moes d'fevrî.
Mins tot l'minme, i'aveut do bea solea, ki lujheut so l'nive, ki c'esteut on plaijhi di s'pormoenner avou des hôtès botes dins les fagnes...
Ça fwait k'vla mes z houmes evoye pa les pîssintes, eyet les ptits tchimins, eyet et co pa des ôtes pîssintes, eyet pattavå les urées plinne di nive.
Îs z'as-tinne télmint contins ki n'sondjeut nén à s'ertourner tins on tins on côp, po rwaitî pa eyu ki vneut di passer.
Cas fwait k'à l'eure di riciner il leu fåt bén admete ki sont pierdous, eyet ki l'est ki s'dispétchneunchet à sårteu des fagnes et ki si-non ls vont s'fé prinde pa l'nute eyet fini leu djoûs come les fiancés des fagnes - si vos conoxhoz esse n'istwere la ...
A sept eures, elle nut esteut tote noere, i r'cominceut à tchère del nive, eyet i s'trovnut pa d'dvant ene cahute di bos, tot djusse boune à mete a houte ene cope d'eure les tchesseus di pourcea-singlés.
On côp ki sont rintrés d'dins, i fwait pu tchå, et ls sont s't' houte, eyet îs decidnut ki l'est bon insi, ki vont r'waitî di doirmou la, po ratinde el djoû eyet rcomminchi à cachî après leu tchimin.
Mins l'patron di leu n'hôtel ki ni les wèt nén rintré, esse dit ki n' fåt nén leyî des djins come yeuss, ki sont vîs, et ki n'sont nén do payis à l'ouxhe ene nut d'iviers, ki vont moreu edjalés.
Il telefone à les gendarmes, ki organiseneunt ene grande batowe aveut totes les organisâtions ki sont s'habutuwées à fwai ça.
A cénk eures å matén, Léon etinds bouxhî à l'ouxhe del cahute: "Monsieu, monsieu .. "
"Hé ki esse on ?" dis-ti Léon ki n'a jamwais stî on franc-tigneux.
"C'est la Croix Rouge, Monsieur ..."
Eyet Léon "Passez vo tchimin Monsieu, dj'a ddja donné !".
19.5.05
Tout le monde ne se laisse pas berner par le système
Il appelle la police et on lui répond qu'il n'y a personne de disponible dans la zone et qu'on lui enverra quelqu'un dès que possible.
Il raccroche puis rappelle une minute après en disant qu'il était le gars qui venait d'appeler mais que ce n'était plus urgent car il venait d'abattre les voleurs.
Quelques minutes après
Une demi-douzaine de voitures de police débarque avec des hélicoptères et une équipe d'intervention.
Un des officiers dit:
"Je pensais que vous aviez dit que vous les aviez abattus".
Le gars répond
"Je pensais que vous aviez dit qu'il n'y avait personne de disponible".
Moralité:
Il y a quand même des gars qui ne sont pas comme moi : ils ne se laissent pas faire par le système.
Mais ils ne s'appellent pas "E.Z Lemon".
17.5.05
Une dette de 0.01 Euro, un fonctionnaire communal consciencieux
J'ai un ami qui a eu les pires ennuis avec sa commune parce que son versement pour une taxe communale était de un Eurocent inférieur au montant à payer.
Menacé d'énergiques poursuites judiciaires, il a décidé d'imiter l'Administration
Au lieu de considérer que la somme en jeu ne valait pas la peine d'une discussion il a décidé de poursuivre lui aussi la procédure, en faisant lui aussi mine de croire que la somme était importante.
Obtenir un délai de paiement ?
Il s'est donc présenté à l'administration communale en demandant un délai de paiement - sans donner de précision quant à son nom, à la somme due, et sans préciser les références de la note cominatoire qui lui avait été adressée.
Il a précisé qu'il était un petit indépendant dont les rentrées étaient aléatoires, que des poursuites judiciaires entamées à son encontre par une instance officielle nuiraient à sa réputation, donc entameraient sa déjà maigre clientèle.
Aucune banque ne veut m'accorder ce genre de prêt.
Comme il expliquait qu'il n'avait trouvé aucune banque qui consentait à lui accorder le crédit nécessaire au paiement du reliquat de sa taxe, la receveuse communale a, pour s'occupper de ce cas social particulièrement touchant, convoqué un représentant du Centre Public d'Aide Sociale
Mais mon ami n'a pas paru se faire entendre de cette charitable personne- dont l'attitude l'a rendu apparement violent à un point tel que les fonctionnaires communaux ont décidé d'appeller à la rescousse une paire de policiers : ce genre de personne est entrainé à calmer quelqu'un dont on ne sait s'il va se comporter en forcené - ou se donner la mort en public, en face de ceux qui le persécutent pour de basses raisons financières.
Courez chercher un Psy !
Les policiers ont vite compris qu'un psychologue serait plus indiqué pour ramener à la raison quelqu'un dans la situation économique, financière, morale, professionnelle que l'on devine - ou plutôt qu'on croît deviner.
Le dénouement où ce n'est pas mon ami qui était ridicule.
C'est finalement le psychologue qui a fini par convaincre mon ami de donner plus de détails sur la somme due (0,01€) et sur l'endroit où la trouver (dans la poche gauche de son pantalon).
Mais vous imaginez la tête de chacun de ses interlocuteurs successifs, quand il leur a montré le document (photo ci dessous), individuellement, l'un après l'autre, (le psy, chacun des policiers, les différents employés communaux accourus sur les lieux, ...) pour terminer par la signataire du document en question !
Il semble que les protagonistes de mon histoire, policier, psychologue, CPAS, ... aient très bien pris l'affaire, nous pensons qu'ils ont compris que tous les systèmes dans lesquels ils se débattent ont des aspects ridicules; et qu'il leur appartient de refuser d'y collaborer.
Attention !
La pièce d'un centime dont mon ami s'est servi, c'est MOI qui la lui avait prêtée. Et il ne m'a toujours pas remboursé.
Il faut que VOUS aussi vous encouragiez mon ami à faire réfléchir les membres de tous les systèmes: envoyez lui vite un centime d'Euro, pour qu'il puisse me rembourser.
Et faites passer ce message à un maximum de personnes - pour avoir de meilleures chances d'être à votre tour vous même remboursé par mon ami, grâce à l'argent qu'il aura reçu des vôtres.
8.5.05
Lettre à Mr Van Cauwenberge (Répartition des nuisances de l' Aéroport de Zaventhem)
Pocwè est ç' don ki, cwand on vout stårer les bruts di l'areyopoirt di Zaventem,
on l' doet fé pattavå nosse redjon walone eyet li redjon brusselwesse ?
Adon ki cwand c' est po distribouwer l' ovraedje, èt les plaeces di fonccionnère, dins l'areyopoirt,
pa egzimpe les plaeces di policîs, o direut ki li lwè di l'Beldjike dit ki c' est rén k' ås Flaminds ki ça va !
Eyet, come i fåt k' i pålnuxhe francès eto, ces Flaminds la ont co ene prîme di binlingwisse !
Dji pinse ki vos dvrîz propôzer k' on definixhe on diplome di "cnoxhance do lingaedje walon", acertiné pal Redjon Walone.
Eyet di fé çou k' i fåt po ki Bierset eyet Gochliye n' ouxhnuxhe di l' ovraedje ki po des djins k' åront ci papî la. Et don-nez li zels ene prîme di bilinguisse si îs conoxhnut li francès eto !
Po z'aprester les egzamins k' i fåt po esse "Walon-acertiné", dji n' vos sårè aidî :
tot çki dji sais c' est k' Hitler a fwait ene sacwè insi po les Aryens; eyet k' i doet bén seur co awè des djins specialisses dins kimint k'o doet fwait po vir si vos estoz on vraiy flamind.
Si vos n'd'è trovoz nén, vo n'avoz k'a cachî dins les cis po ki esse k'o va co bén rate no dimander l' amnisteye.
7.5.05
Nuisances de Zaventhem ?
Ces derniers se sont mobilisés pour que les bruits de cet aéroport FEDERAL soit équitablement réparti entre ... (Bruxelles, Flandre et Wallonie).
Ils oublient que l'immense majorité des emplois à Zaventhem sont occuppés par des flamands !
Pire : que les emplois fédéraux seraient réglementairement réservés à des belges d'expression néerlandaise (selon un informateur qui ne peut être cité). A titre d'exemple combien de policiers wallons y sont ils employés ?
6.5.05
A propos de William Dunker et de son parolier André Gauditiaubois
Bien sûr, il n'avait pas tort en tout, il y a par exemple quelques licences "poétiques" dans le wallon de William Dunker et d'André Gauditiaubois.
Ou plutôt il y en aurait ... s'il y avait une autorité quelconque en charge de décider ce qui est du wallon et ce qui n'en est pas. Ce qui n'est pas près d'arriver - aussi longtemps que les dinosaures défendent chacun dans leur coin un Wallon qui ne peut être pour l'un que celui de Jumet (Gohissart), pour les autres de Strépy (Bracquenies), de Couillet (Queues) ou de Cerexhe (Heuseux) etc.
L'avis de ce Monsieur aura certainement de l'importance s'il est un jour élu à l'Academie Wallonne - au sein de laquelle il sera peut être appellé un jour, quand elle existera.
Surtout s'il peut produire des oeuvres aussi appréciées des Wallons, vieux et jeunes, que celles qu'il se pique de critiquer.
Il y a bien plus de positif à dire des chansons de Dunker et des textes de Gauditiaubois, que les quelques négatifs excréments de dinosaure dont cet article nous a gratifié.
En particulier :
" William Dunker démontre, mieux que bien d'autres, toute une série des qualités que l'on retrouve chez l'homme de la Wallonie :
romantisme ('On solea padri les breumes'),
mélancolie ('Dji n'tchant-rai pus mamzele po vos bea iys..'),
revendication ouvrière (Black country blues),
solidarité, pitié ('Djean Pinson')
philosophie ('Trop tchå'),
humour déjanté ('El mambo del loke à rlocter', le cow boy de l'ouest du condroz)
légère ironie masquant la détresse ('Babi, en vo z'endalîz nén dinsi')
...
Le Wallon, en général - et William Dunker en particulier - manie avec un égal bonheur toutes ces genres là, et toutes les qualités qui s'y rattachent.
Même s'il n'a le monopole d'aucun de ces genres,
même si ses voisins d'outre Moerdijk, d'outre Quiévrain, d'outre Rhin et d'outre Manche sont dotés à des degrés divers de certaines de ces mêmes caractéristiques, il me réjouit fort de constater, qu'à cette époque où le néerlandais, le français et l'allemand se dissolvent devant l'hyper-envahissante culture américaine, de constater, avec William Dunker, que les Wallons excellent en ces matières, tout en pouvant même y mélanger un peu de ce qu'ils trouvent de bon ou de drôle dans la culture américaine.
5.5.05
4.5.05
21.4.05
Déficit d'attention dû à l'age
Récemment, j'ai été diagnostiqué D.A.D.A. - Déficit d'Attention Dû à l'Age
Voilà comment cela se manifeste :
Je décide de laver ma voiture. Alors que je vais vers le garage, je remarque qu'il y a du courrier sur la table de l'entrée. Je décide de regarder le courrier avant de laver la voiture.
Je pose mes clés de voiture sur la table, mets dans la corbeille à papiers, en dessous de la table, tout le courrier publicitaire et remarque que la corbeille est PLEINE !!
Alors, je décide de reposer les factures sur la table et de vider d'abord la corbeille.
Mais, alors, je me dis que puisque je vais être à côté de la boite aux lettres quand je vais aller sortir la poubelle, autant préparer d¹abord le règlement des factures.
Je prends la boite aux formulaires de virement sur la table et je vois qu¹il ne me reste plus qu'un seul. Il en reste sans oute d'autres dans mon bureau, j¹y vais et je trouve sur le bureau la boite de Coca que j'ai commencé de boire.
Je vais chercher d'autres formulaires de virement, mais, avant tout, il faut que j'enlève ce Coca de là avant de le renverser accidentellement. Je remarque qu¹il commence à devenir tiède, je décide donc de le mettre au frigo pour le rafraîchir.
Alors que je me dirige vers la cuisine avec le Coca, le vase sur le comptoir me saute aux yeux : les fleurs ont besoin d'eau !
Je pose le Coca sur le comptoir et découvre mes lunettes pour lire que je cherchais depuis le matin.
Je me dis que je ferais mieux de les remettre dans mon bureau, mais avant, je vais donner de l'eau aux fleurs.
Je repose les lunettes sur le comptoir, remplis un pichet d¹eau et, soudain, j'aperçois la télécommande.
Quelqu'un l'a laissée sur la table de la cuisine.
Je me dis que, ce soir, quand on va vouloir regarder la télé, je vais la chercher partout et je ne me souviendrai plus qu'elle est dans la cuisine.
Je décide donc de la remettre dans le salon où est sa place, mais avant je vais donner de l'eau aux fleurs.
Je donne de l¹eau aux fleurs, mais j'en renverse la plus grande partie sur le sol.
Alors, je remets la télécommande sur la table, vais chercher un chiffon et je nettoie les dégâts.
Ensuite, je reviens dans l'entrée en essayant de me souvenir de ce que je voulais faire.
A la fin de la journée, la voiture n'est pas lavée, les factures ne sont pas payées, il y a un Coca tiède sur le comptoir de la cuisine, les fleurs n'ont pas assez d'eau, je n'ai pas trouvé les formulaires de virement, je ne trouve pas la télécommande, je ne sais pas où sont mes lunettes et je n'arrive pas à me souvenir de ce que j'ai fait des clés de voiture.
Et puis, quand je me rends compte que rien n'a été fait aujourd'hui, je n'y comprends rien parce que je n¹ai pas arrêté de la journée et que je suis complètement crevé !
Je réalise qu'il y a un sérieux problème et qu¹il faut que j'essaie de me faire aider, mais, d'abord, je vais m'occuper de mes mails.
Vous ne voulez pas me rendre un service ?
Envoyez ce message à ceux que vous connaissez, parce que je ne me souviens plus à qui il a déjà été envoyé.
20.4.05
5.4.05
3.4.05
26.3.05
24.3.05
Paradoxal éto
- on dope CheeseBurgère,
- on grand-paket d'frites,
- on potiket aveu on supplémint d'mayonèse,
mins on Coca Light ?
[la pub nous rend tous cons !]
15.3.05
24.2.05
CASTERMAN va très mal .... Des emplois sont menaçés.....
Cher Monsieur le Président de la Région Wallonne,
Vous envisagez peut être que notre région intervienne financièrement pour éviter une catastrophe de plus.
A laquelle risque de s'ajouter la disparition de Tintin !
Bien sûr Tintin fait partie intégrante de la Belgique francophone, voire fédérale, mais nous n'espérons pas que le gouvernement fédéral ou la ministre de la Culture Française aient la moindre intention de vous aider autrement que par de belles paroles.
Permettez nous donc de vous proposer de nous charger d'une souscription pour une édition complète des aventures de Tintin ... traduites en Wallon.
Nous pensons en effet vraiment que quelques centaines de milliers de Wallons dépenseront volontiers plusieurs fois une dizaine d'Euros pour plusieurs des ouvrages de la collection.
Ce qui ferait un beau chiffre d'affaires, et des bénéfices potentiels qui diminueraient le montant de l'intervention éventuelle de notre Région.
Et l'électeur-lecteur acquitterait plus volontiers ce genre de contribution que celle que lui réclame trop souvent le ministre fédéral des finances.
Nous ne pensons pas que Casterman y ait songé, après avoir imprimé des traductions dans des dizaines de sabirs inconnus, puisqu’on ne trouve dans les librairies que nous fréquentons que des exemplaires en français, et bien sûr ... en flamand.
Si vous acceptiez de parrainer la souscription, votre popularité augmenterait probablement pour approcher un jour celle de Tintin.
Naturellement, il faut encore que les phylactères d'une vingtaine de fois 62 pages soient traduits - mais nous nous en chargerons gracieusement ; nous avons déjà commencé et nous continuerons pour autant que vous même et Casterman y trouvent un intérêt.
Il faudra aussi que le Wallon en soit compréhensible par un maximum de wallonophones: nous vous renvoyons à la description abrégée de la notation dite FELLER PAN-WALLON ou Feller Wallon tout court.
Par son intelligibilité pour tous les wallons, cet orthographe Feller est à distinguer du Feller Namurois, du Feller Binchou, du Feller de Mons, du Feller Liégeois, de celui de Marche et de celui du Verviers et du Feller Carolorégien, avec ses variantes, celle de Jumet Gohissart et celle de Couillet Queues.
Ces multiples variantes orthographique de notre langue, que nous imposait la Communauté Française par son refus de parrainer, supporter ou subsidier ce qui ne ressort pas de l'orthographe Feller, avaient pour effet de contribuer à notre désunion; elles laissaient croire à tous ceux qui en avaient envie, que les wallons n'étaient même pas capables d'écrire leur langue sans fautes. Ces inconvénients vont disparaître, grâce au Feller Pan-Wallon, à Tintin .. et peut être à vous ?
Nous attendons votre réaction avec beaucoup d'intérêt, voire d'excitation.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos respectueuses salutations.
15.2.05
14.2.05
13.2.05
12.2.05
4.2.05
Les différents accents des différents walons
C'est un véritable cours de Wallon Liégeois, pour ceux qui ne le comprennent pas, mais qui comprennent le Wallon de leur région.
Et vice versa !
Ils parlent la même langue mais ils ne se comprennent qu'à peine.
Mais quand ils s'écrivent et pour autant qu'ils utilisent l'orthographe Wallone correcte, ils peuvent se comprendre. Il paraît que c'est la même chose entre le chinois et le japonais.
Très instructif : on dirait que la distance entre Jemappes et Seraing est bien plus grande que celle qui sépare Montréal de Marseille ou Lausanne !
C'est un cours ... très court: moins de quinze règles à retenir - mais selon moi, il faut quand même faire pas mal d'exercices pour les retenir toutes.
Pour comprendre ce qui suivra (dans le temps)
J'aime en effet m'exprimer dans ma langue maternelle de Wallon, bien que, petit citron innocent, j'ai été forcé par mon père, mon instituteur, mon garde champêtre, mon maïeur, mon notaire, bref par tout le système francophone, à apprendre à n'utiliser que le Français.
Heureusement que quelques garnements de mes amis, planifiaient tous nos mauvais coups dans la langue de mes ancêtres : ça m'a permis de devenir parfait locuteur Wallon - car ils passsaient beaucoup de temps à m'expliquer mon rôle dans leurs mauvais plans: Sans que je m'en doute, ce rôle était toujours celui qui convenait pour que le maître d'école, le curé, ou le fermier chez qui nous allions faire notre coup en attribue la responsabilité à ... Innocent Citron bien sûr.
C'est donc de mon enfance aventureuse (!) que je tiens ma maîtrise de la langue Wallonne; ma maîtrise duFrançais, je la tiens de Papa.
Il faut dire que mon père s'appellait Aimable Citron, ce qui le prédisposait à croire tout ce que le système lui racontait pour lui extorquer un maximum de ses revenus. Et à tout faire pour que sa progéniture aille dans la même direction, et si possible un peu plus loin que leur père.
Un wallon à l'Yser pris pour un franskilloen égaré dans la cage au lion (flamand)
On notera au passage qu'Aimable Citron, mon père était lui même fils d'Aimable Citron, c'est à dire celui de mes grand pères qui s'est fait gazer sur l'Yser en 1914. Ne parlant que le Wallon, comme bien d'autres de ses camarades, - sauf les Flamands qui ne parlaient eux que ... le Flamand - il ne comprenait pas les ordres de ses officiers, tous membres de la classe dirigeante - donc utilisant exclusivement le Français.
Quand mon grand père Citron a entendu crier "Attention, attention, alerte aux gaz, veuillez porter votre masque au plus tôt", le pauvre Aimable a compris
"Ah, tension à l'eure togaze veulié. Portez vos masse qu'au Pluto"
ce qui ne veut pas dire grand chose en Français, mais qui, comme le lecteur intelligent l'aura compris, ne signifie pas grand chose en Wallon non plus.
Le pélerinage à la tour de l'Yser
Des années plus tard le pauvre Aimable, entre deux quintes de toux à l'Ypérite, enseignait à toute sa descendance les avantages incontestables de celui qui peut parler la langue des riches.
Pendant ce temps, de l'autre côté de la frontière linguistique, tous ses frères flamands, anciens combattants comme lui - mais qui ne croyaient déjà plus en la Belgique- ont inventé le pélerinage de l'Yser: ils voulaient commémorer leurs pauvres soldats qui y avaient tant souffert parce qu'ils y étaient commandés par des officiers qui ne parlaient pas leur langue.
Et quand Aimable Citron, muni de sa canne, de son drapeau, arborant toutes ses décorations en bandouillère s'est présenté à la gare de Dixmude, le jour du pélerinage, et qu'il a demandé ou avait lieu le rassemblement, il a été proprement déculotté et renvoyé immédiatement dans ses foyers comme s'il s'était agi d'un franskilloen égaré dans la fosse au Lion (Flamand). Il est rentré chez nous sans son drapeau, sans sa quicaillerie, mais avec la certitude qu'un jour viendrait où le français disparaîtrait de la Belgique.
Bon bén voilà tout : je voudrais bien utiliser le wallon mais Papa ne veut pas.
27.1.05
En l’oneur do walon unifyî
Ki’ådjourdu l’solea esse en trin
Di s’coûtchî å dzeu d’ene banselée
Di pårlers tertos diferins.
Mins nos croyons ki dimwin matén
el soya pôreut loumer djusse so on :
Rén ki’on walon po totes les djins,
ki’åront volou fé çu ki fåt
po ki’les brusselaires, et les flaminds
n’ nos prindneuchent pu po des båyåds !
25.1.05
Marcel le chat rose

| Foirt timpe ayir å matén cwand, leyant å låtche l’ouxhe da pa dvant dji sôrteus les djaenès poubelles, nos rôze tchaet ki’est lomé Marcel, eyet ki’est on fameux brigand d’a profité po foute el camp. Dins l’måjhon po li fé rivegnou Dj’a criyî après mins rén à fén, Marcel, c’est on drole di tchestou, Il a fwait l’cén ki n’etind rén. Et dji n’l’a veyou raplikî kî bén tård dins l’après dinner. I gnâwait a l'ouxhe di pa dirî : C'asteut l'eure d'awè à riciner. |
8.1.05
Kéntes féminisses
El diferince intré m'tchén eyet m'n'houme : pusse' ki dji seus taurduwe eyet pusse ki èm tchén est contin ki dji rintere
Kimint esse ki les houmes aidnut dins l'moennaedje ? En levant leu pîs po k'vos pouvwer erlocter pa dzo
1.1.05
Mon profil
Fils d'Aimable Citron le perpétuel exploité par les politiques, les corps institués (notaires, médecins, prophètes de tout bord, ...), je suis aussi exploité par un secteur marchand de plus en plus désireux de me prendre tout ce qu'il me reste encore.
Innocent, je crois que le monde va enfin réagir, si tous les autres exploités réagissent avec moi.











