31.3.08

La loi des grands nombres en Néerlandais ...

28.3.08

De quoi financer plusieurs plans Marshall ....

Quand on divorce à l'amiable, on discute de la pension alimentaire.
Et on partage honnêtement même quand la fortune de Monsieur s'est faite au départ de la dot de Madame, .... !

26.3.08

Les lètes da mes lijheus - Lettres de mes lecteurs

Lettre ouverte à nos vainqueurs flamands


LA SEMAINE DERNIERE, BART DE WEVER disait (à La Libre Belgique) « La Belgique n’existe plus ».
Le journaliste qui l’interrogeait ou l’éditeur qui le publiait avertissait : il ne manie pas la langue de bois. C’est vrai. C’est bien.

Son idée est que la Belgique a existé tant que la bourgeoisie francophone la maîtrisait, tant en Vlaanderen qu’en Wallonie. Il ne précise pas de quand à quand. Je ne vois d’ailleurs pas comment on le ferait. Ces choses sont indatables, n’existant que dans l’esprit de chacun, et chacun ayant des opinions secrètes autant que variables, légitimement.

La Belgique n’existe plus selon BDW parce que les revendications linguistiques et culturelles flamandes ont été bafouées par ladite bourgeoisie francophone.
Si bien que le peuple flamand a construit son identité autour de sa langue et de sa culture contre la Belgique. Ce projet séculaire aboutit aujourd’hui. Le Vlaanderen prend désormais son essor et son indépendance et laisse tomber son colonisateur, son oppresseur.

BDW ne semble pas se rendre compte, tout historien qu’il est, qu’en 1830 en effet la langue française était, avec la foi catholique, l’autonomie communale et le libre échange, le ciment de la Belgique, mais que la bourgeoisie francophone ne représentait qu’une minorité tant en Wallonie qu’à Bruxelles et dans le Vlaanderen.

Cela ne provenait pas d’une intention malveillante ou humiliante ni de la langue ou de la culture française, ni des francophones belges ou français, vis-à-vis des Flamands (ni des Wallons ni de personne). Cela provient de l’Histoire de nos régions, remonte au Moyen Age puis aux Bourguignons, aux Espagnols, aux Autrichiens, aux Français puis aux Hollandais. Le français était de fait devenu la langue de l’élite belge, comme d’autres élites européennes.

Les Wallons ne parlaient pas français chez eux non plus
Les Wallons ne parlaient pas français chez eux ni quotidiennement mais ils le comprenaient souvent plus ou moins. Ils se le représentaient comme le sommet d’une diglossie naturelle.
Cela est ordinaire et ne porte à conséquence morale pour personne. On assistait à la messe en latin, on rédigeait ou on faisait rédiger ses actes officiels en français et on parlait son patois, MUTATIS MUTANDIS comme partout si souvent.

Le français s’est naturellement répandu en Wallonie dans de plus en plus de sphères de la vie publique (administration, justice, école, affaires, commerce, culture, loisirs…), puis privée, au détriment du wallon, de plus en plus confiné au local, voire au familial, intime, jusqu’à la situation actuelle.
Seuls les vieux un peu rustiques (ou des originaux) le pratiquent désormais dans leur vie courante. Il n’y a de nouveau là aucun jugement moral. Ce n’est ni mal ni bien. On n’a forcé personne.
Simplement — beaucoup d’entre nous s’en souviennent encore personnellement, moi aussi — tant à la maison qu’à l’école on nous encourageait à maîtriser le bon français pour réussir dans la vie.
On nous décourageait du wallon, savoureux mais fruste, qui ne nous conduirait nulle part. Ce qui était et reste vrai.
Et il n’y a là non plus aucun jugement de valeur intrinsèque langagier ou culturel ; c’est simplement une réalité, admise par tous.

Dans le temps où les Flamands luttaient pour leurs patois, ou le flamand ou le néerlandais, les Wallons et les Bruxellois ne luttaient pas pour les leurs, et les laissaient périr de leur belle mort — euthanasie fréquente de dialectes trop limités. Ainsi le français ne s’est-il nullement « imposé » en Belgique aujourd’hui francophone par la violence illégitime de quiconque mais par un processus naturel et universel.

Les francophones habitant le Vlaanderen, dans près de 100% des familles, ayant épousé des francophones d’ailleurs en Belgique, conservèrent leur français chez eux tout en apprenant parfaitement le flamand et le néerlandais pour leur vie publique.

Je puis en témoigner pour des milliers de cousins, amis et connaissances. Là encore, rien d’immoral que je sache, n’est-ce pas ? (Ou tenez-vous pour tare ou péché de n’être pas Vlaamsvoelend ?)

Les Flamands ont réussi à sauver leurs patois en les faisant linguistiquement converger entre eux et avec l’Algemeen Beschaafd Nederlands aujourd’hui controversé, et surtout en faisant l’inverse des francophones : en l’imposant (ici par la force de la loi) à de plus en plus de sphères de la vie publique en Vlaanderen : loisirs, culture, commerce, affaires, école, justice, université, administration. Dorénavant, non seulement le flamand a droit de cité partout dans le Vlaanderen, mais le français y est interdit (par la loi) dans la vie publique.

Eh bien, BDW et consorts : par la contrainte que vous nous reprochez à tort, vous avez réussi , tant pis pour vous ;
Dans le temps où les francophones belges s’ouvraient complètement à une langue et une culture internationales, une des plus prestigieuses du monde, s’y assimilaient et maintenant la vivent comme leur entièrement, vous vous rabougrissiez, vous vous « raccrapottiez » sur le Vlaams ou le Nederlands (à vous de choisir, nous on s’en fout). Et ceci n’est pas une opinion sur la valeur ou le charme intrinsèque du Vlaams ou du Nederlands.
Si vous aviez comme nous choisi de passer au français, vous en seriez heureux et fiers aujourd’hui. (Comme ma famille.) Il n’y aurait pas de complexe flamand ni de remords, rancœur, méfiance tous azimuts, et en particulier défiance sinon désir de revanche, voire de vengeance obsessionnelle et intolérante contre vos compatriotes ayant fait l’autre choix.

Vous avez réussi, tant pis pour vous !

François-Xavier Nève

24.3.08

La double casquette de Rudy

On se demande ce que signifie la nomination de Mr Demotte à la Communauté Française (pourquoi française ?), nomination que tout le monde y compris l'intéressé salue comme un grand pas en avant.

Ainsi, voici un extrait du récent interview de Rudy Demotte par Le Soir, et mes commentaires à ce sujet

"Ce qui est important, c'est que les francophones bruxellois et les Wallons aient un lieu de dialogue commun".


23.3.08

La double casquette de Rudy (suite)

On continue à se demander ce que signifie la nomination de Mr Demotte à la Communauté Française (pourquoi française ?), nomination que tout le monde - y compris l'intéressé - salue comme un grand pas en avant.

Voici un autre extrait du récent interview de Rudy Demotte par Le Soir, et mes commentaires à ce sujet

"La Communauté française se met à la disposition des Régions, c'est ça le message."



(1) Comme disait le bon général Mobutu, le grand ami des vrais belges,
"Nous étions acculés au précipice, mais nous avons fait volte face, et commencé un grand bon en avant"

22.3.08

La Wallonie raffole de Leterme ?

CD&V 24 députés
Open VLD 18 députés

TOTAL 42 députés

MR 23 députés
PS 20 députés
CDH 10 députés

TOTAL 53 députés

TOTAL GENERAL 95 députés sur les 150 députés que compte la Chambre des Représentants,
C'est une majorité suffisante ! Victoire !

Mais ce gouvernement qui est soutenu par 53 Wallons contre seulement 42 flamands
... est dirigé par un Flamand,
qui est allié à un parti séparatiste,
qui a l'intention d'organiser le remaniement de la constitution,
et qui exige la scission de Bruxelles Hal Vilvorde.

Mais pour tenir, il a besoin d'une majorité de .... Wallons
qui disaient avant les élections, qu'ils ne voulaient
ni d'encore un nouveau remaniement de la constitution
ni de la scission de Bruxelles Hal Vilvorde !
MêME MADAME NON LUI A DIT OUI !

Les électeurs Wallons n'ont pas l'air de s'en soucier !
Guère de commentaires dans la presse - du moins celle de Belgique.

Si nous étions restés Français en 1815 nous serions sans doute plus intelligents. Et c'est un journal français qui nous l'explique: voyez dans Libération La volaille francophone aime-t-elle être plumée ?

12.3.08

Les impôts payés en Flandre retourneront à la Flandre
(dernière revendication des électeurs de Mr Leterme)

Monsieur le Directeur Général,

Je veux par la présente attirer votre attention sur un problème dans l'étiquetage de vos produits qui risque de porter sérieuse atteinte à votre chiffre d'affaires des prochaines années.
La dernière revendication flamande qui, à l'instar de toutes les autres sera satisfaite une législature après avoir été énoncée, est de ristourner le fruit de l'impôt à la région où cet impôt est levé et payé.

Ce qui signifie que sous peu, les Wallons seront placés devant le choix suivant :
  • ou bien se passer de gouvernement et des services que ce dernier rend encore,
  • ou bien veiller à ce que les entreprises de leur région puissent déclarer assez de bénéfices que pour financer effectivement leurs routes, leur police, leurs pompiers, etc.
Il leur faudra donc acheter des produits Wallons ou des produits importés en Wallonie par des entreprises installées en Wallonie.

Précurseur comme toujours j'ai commencé à adopter cette attitude.
Hélas, je dois dire que je cherche vainement, sur les produits en vos rayons, des mentions telles que "Origine Wallonie" ou "Produit Wallon" ou encore "Importé en Wallonie par Xyz SA, à Jumet Gohissart et Couillet Queues". Sachez que des textes comme "Jambon artisanal du Pays, Vlaamse BoerenHam" ou "bière de Dinant, fabriquée à Leuven" ne suffiront plus à endormir notre conscience de l'origine douteuse de ce que vous proposez à notre consommation.

Par ailleurs, j'ai même pu constater que votre société est établie dans une autre région que la mienne.

En conséquence, et connaissant votre intérêt tant pour la Wallonie que pour votre chiffre d'affaires, je vous invite à domicilier votre société dans notre région et à étiqueter vos produits d'une façon qui incite le consommateur Wallon à faire le bon choix, dans l'intérêt des finances de son gouvernement donc dans son intérêt propre.

11.3.08

Son séjour à l'hôpital
aurait changé MrLeterme ?



D'une autre manière ? Plus de sagesse ? Plus d'équilibre et de calme ?


Il areut falu ki vaye a l'hopitâl l'aneye passeye !

5.3.08

On bea magazin ....

Certains néerlandophones peuvent être très drôles ...
(attendre quelques instants après l'apparition de l'image ...)

4.3.08

Zonder Kommentaar


TRADUCTION

"Overijse, 11 février 2008
"Service de la Politique Flamande
"Objet : Panneau de vente immobilière en anglais à Overijse

"Cher Monsieur, Madame,

"Nous constatons que vos pannneaux "A vendre" sont aussi rédigés en anglais.
"Comme cette commune appartient à la région flamande et n'a pas de facilités pour les locuteurs d'une autre langue, il est important que vous utilisiez exclusivement le néerlandais dans toute votre communication.
"Vous serez ainsi agréable à vos clients néerlandophones et vous donnez à vos clients locuteurs d'autres langues qui apprennent le néerlandais l'occasion de pratiquer notre langue.
"Le Collège des bourgmestre et échevins donne une attention particulière au caractère néérlandophone de Overijse. Dans notre cadre de vie il est essentiel que tous respectent le particularisme de la région.
"Nous espérons donc que votre entreprise contribuera à l'avenir de façon positive à la préservation du caractère Flamand de cette commune.
"Nous aimerions savoir ce que vous pensez de cette problématique et nous vous remercions d'avance pour une réponse rapide.
"Avec notre meilleure considération.
"Au nom du collège des bourgmestre et échevins.

Le secrétaire communal LUK STOEFF
l'échevin de la politique Flamande DIRK DEWOLF
le bourgmestre DIRK BRANKAER.

Réponse de l'agence à la Commune d'Overijse :

La Société des Nations a été créée en 1919.
Le Benelux existe depuis 1944.
Le traité de Rome a été signé il y a 50 ans.
L'espace Schengen existe depuis 1985.

En deux mots et dans toutes les langues : le monde bouge, est ouvert et communique.

Les Flamands occupent le haut du tableau Européen en matière de multilinguisme.
La qualité de vie, la sympathie et les qualités variées des habitants de Flandre et de Belgique attirent des citoyens et des investisseurs de toutes nations et de toutes langues.
Le multilinguisme arrive chez nous par la télévision, par le satellite, par les appels téléphoniques, par le sac de croquettes pour chien, par les agences immobilières et par les visteurs de tous horizons.

Puisque vous me demandez mon opinion : vos préoccupations de "pureté linguistique" de la Commune d'Overijse reflètent la peur des autres et la croyance absurde que le renfermement sur soi apportent quelque chose de bon. Au Vatican on parle encore latin et voyez comme les Eglise se vident...


Les habitants d'Overijse sont polyglottes, ils vont en vacances, en week-end, en voyage d'affaire, en voyage scolaire à Londres, Berlin Paris ou Liège et dans tous les coins du monde.
Ils sont fiers d'être des citoyens ouverts sur le monde et fiers que des Allemands, Grecs, Suédois, Chiliens, Wallons ou autres trouvent la vie bonne dans leur commune.

Les membres du Collège ne semblent pas vivre dans le même monde que ces concitoyens. Ou plutôt ils développent une prétendue menace du monde extérieur, non-flamand, et se présentent ensuite comme des protecteurs et défenseurs ... pour récolter des voix et des mandats.
C'est un vieux procédé indigne de la vraie gestion publique. C'est du populisme de bas étage, mais ça marche toujours sur des gens à l'identité incertaine. Et c'est bien là qu'on est : quand on a des problèmes de frontière, c'est qu'on est pas certain de son identité !

Ne faites pas payer à vos contemporains votre protectionnisme qui relèguera Overijse et le reste de la Flandre au bas du classement. Dans 50 ans les enfants de votre commune vous reprocheront que la préservation du caractère flamand d'Overijse aura conduit leur commune à devenir "Bokrijk en Brabant"
D'ici là je vous souhaite de trouver une définition positive et dynamique du caractère flamand et qui ne se limite pas à dire non autres, non aux autres langues.

Veuillez agréer ....