9.5.08

BHV: Nous avons gagné 2 mois
avant de céder (encore) aux exigences Flamandes.

Quand ils sont venus chasser de Louvain (la vieille) une université vieille de 500 ans,personne n'a rien dit : on n'y était pas soi-même étudiant, ou bien on y avait terminé ses études depuis plusieurs années, ou cela allait affaiblir les cathos, ou encore on était employé par l'UCL et ça allait doubler le nombre de situations , donc nous faire de l'avancement à Louvain la Neuve: ça arrangeait sans doute tout le monde sauf quelques évêques - et encore, pas tous.

Quand ils ont rendu impossible l'usage du Français à Bruges, Gand, Anvers ... on n'a rien dit : la majorité d'entre nous n'avait rien de commun avec ces riches aristocrates bilingues qui dirigeaient la Belgique du haut de leur fortune, en parlant le Flamand avec leurs domestiques de là, ou Wallon avec leurs domestiques d'ici.
Et quand nos dirigeants ont accepté de faire du Flamand une autre langue nationale, mais ont continué a ridiculiser les partisans du Wallon qui demandaient le même sort pour leur langue, personne n'a rien dit : qui s'intéresse à une langue qui n'est parlée que par quelques millions de personne ?

Quand ils ont commencé à afficher des plaques "VL" sur leurs voitures en lieu et place du "B" on a fait mine de ne rien voir - pour n'avoir pas à intervenir.


Quand ils ont pris le contrôle des Fourons on n' a rien dit; ces quelques fermiers francophones n'étaient ni du cercle de notre famille ni de celui de nos amis.

Quand ils refusent de reconnaître dans leur région les bourgmestres élus par 90 % des citoyens, personne ne fait rien , sous prétexte que la loi (Belge !) stipule qu'il n' y a rien de possible, et personne n'a proposé de changer la loi.

Quand ils ont commencé à faire le tour du Gordel un dimanche par an pour marquer que Bruxelles leur appartiendra un jour, on n'en a pas parlé, on n'est pas allé à leur rencontre : c'était trop risqué pour notre bedaine.

Quand notre television a osé aborder le sujet, et que nos dirigeants ont inquiété son directeur général pour nous "avoir inquiétés à tort", nous n'avons rien dit. Mais nous avons mis nos enfants dans des écoles dirigées par des collaborateurs qui y organisent "l'immersion linguistique".

Quand il fallait choisir entre des autoroutes de qualité pour la Wallonie et un grand port avec terminal gazier à Zee-Bruges, on les a laissé choisir ce qu'ils préféraient, et personne n'a rien dit.
Maintenant que le prix de l'énergie en Wallonie est le plus élevé d'Europe, personne ne semble regretter de n'avoir pas préféré un approvisonnement par Dunkerke.

Quand une majorité de politiciens francophones ont aidé une minorité de politiciens flamands à mettre sur pied un gouvernement dirigé par le membre le plus éminent d'un parti séparatiste, nous n'avons rien dit. Pire: nous avons arboré le drapeau dont ils ne veulent plus - que tant que cela leur amène les derniers avantages qu'ils pensent pouvoir nous extorquer sans que nous réagissions.

Et quand ils essayeront de passer plus loin, au delà de la frontière linguistique actuelle, alors moi je ne serai plus parmi les rares qui crient au fou, et j'aurai obtenu la nationalité Française.
Celle de la nation qui a inventé les droits de l'homme.
D'ailleurs, il n'y aura sans doute plus guère de Wallons pour le remarquer: ils seront tous devenus de bons aryens. Convertis de force. Comme les Juifs au cours de l'inquisition.

C'était écrit dans les astres depuis 10 siècles : quand les vikings sont venus imposer leur langue de la Frise à Lille, nos accueillants ancêtres n'ont rien dit. Ils n'ont même pas parlé du "droit du sol " [du sol Celte à parler Celte et Latin].

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Vos dijhoz: «Quand ils ont commencé à faire le tour du Gordel un dimanche par an pour marquer que Bruxelles leur appartiendra un jour, on n'en a pas parlé, on n'est pas allé à leur rencontre: c'était trop risqué pour notre bedaine.»

Dji n' el a nén sepou; la ki si dj' el åreu sepou, dj' åreu manifesté avou zels. Brussel est flamind, minme si les abagants sont di pattavå et di nole pårt. A Brussel et avår la, les Walons sont seulmint des abagants pol ovraedje.

Vos dijhoz: «Et quand ils essayeront de passer plus loin, au delà de la frontière linguistique actuelle, alors moi je ne serai plus parmi les rares qui crient au fou, et j'aurai obtenu la nationalité Française.»

Et nozôtes, li flaminde. D' alieurs c' est bråmint pus åjhey d' aprinde ås efants a cåzer walon a Anverse k' a Nameur.

Vos dijhoz: «Celle de la nation qui a inventé les droits de l'homme.»

Haha! Kés droets del djin? E France, seulmint les mårgougneus ont des droets. Li France, c' est l' estat totalitåre del Mitan-Urope.

CITRON, Innocent a dit…

Votre premier point: vous êtes mal informé; regardez donc la TV néerlandophone: la procession du "Gordel" y est régulièrement annoncée puis commentée; vous pourrez ainsi y être présent chaque année, et y admirer le lendemain votre façon de marcher au pas. Il en va de même pour les régulières promenades dans les Fourons, où vous pourrez aller clamer votre éventuel attachement au fait que les Fourons sont une terre flamande et que ceux qui y parlent wallon depuis des générations n'y sont plus bienvenus.
En ce qui concerne le fait que Bruxelles fusse Flamand, laissez moi manifester mon ignorance, voire mon désaccord. Je ne suis pas suspect de sympathie pour Bruxelles qui n'avait de sens que comme capitale d'une la Belgique à deux nations quand elle existait encore, pour Bruxelles qui est devenue le chef lieu de la colonisation de la Wallonie au profit de la nation Flamande. Mais je dois à la vérité
-et au cours d'Histoire de Belggique que voius avez suivi comme moi à l'école primaire)
de reconnaître que Bruxelles n'était déjà pas Flamande au 13ème siècle quand elle a repoussé la conquête du Comte de Flandre Guy de Dampierre (ce petit fils des vikings qui envahirent notre territoire Celte au mépris du droit du sol que ses descendants paradoxalement évoquent en leur faveur). Vous vous rappellerez aussi que l'annuelle cérémonie bruxelloise du MeiBoom célèbre les victoires des Bruxellois contre les Leuvenaars qui voulaient la soumettre il y a déjà des siècles.


Votre second point Nous étions mal informés, puisque nous ignorions que vous même ou quiconque d'autre eusse une quelconque expérience de professeur de Wallon à Anvers. Sans votre information nous aurions continué à croire que le Wallon n'y était pas plus toléré que le Français, dont l'enseignement y est hors de question - sauf peut être dans des cercles privés, fermés, restreints de résistance active qui rappelleraient - à condition qu'ils existassent - les mouvements de résistance contre une autre aryanisation (en 1940-45).


Votre troisième point En décrivant la France comme "nation qui proclama les droits de l'Homme", (150 ans avant les autres à l'ONU en 1948) nous étions sans doute mal informés, et d'autres aussi, voyez par exemple. La propagande en Europe de l'Ouest serait elle comparable à celle de l'Allemagne Nazie, à celle de Staline qui attribuait à Popov l'invention du courant électrique, de l'énergie nucléaire et du piège à souris, et à celle de l'Europe de l'Est qui attribuait des doctorats en sciences à ses dictateurs ?

Bien sûr, certains Français peuvent avoir oublié les droits de l'Homme. L'extrême droite Française est importante - même si elle l'est moins qu'à Anvers. Car ceux qui héritent d'une doctrine la respectent souvent comme des pharisiens. Ainsi, ce n'est pas parce que certains Chrétiens manquent de tolérance ou parce que leurs dignitaires [p.ex des USA] abusent de leurs ouailles qu'il faut conspuer la doctrine du Christ, ni son pays, la Palestine.

Anonyme a dit…

A quoi bon attendre !

Que des Etats généraux de Wallonie et de Bruxelles décident de se séparer avec la Flandre sur la base de frontières correctes !

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